« 3.6 roentgen, not great, not terrible »
« Meme » iconique issue de la série Chernobyl, qui démontre un concept intéressant.
Dans le contexte de la catastrophe de Tchernobyl, cette valeur, à première vue, semblait être relativement faible, ce qui a conduit les responsables à penser qu’il n’y avait pas de danger immédiat pour les travailleurs et les secouristes. Cependant, cette mesure était insuffisante pour évaluer la véritable menace : la radiation à Tchernobyl était beaucoup plus élevée que ce que les instruments pouvaient mesurer, et l’exposition prolongée à des niveaux de radiation bien plus élevés rendait l’environnement extrêmement dangereux.
En entreprise, nos KPI font parfois la même chose.
Les tableaux de bord sont « au vert », mais :
- des clients stratégiques partent
- les équipes sont épuisées
- l’innovation est à l’arrêt
Le vrai sujet, ce n’est pas d’avoir plus d’indicateurs, mais :
- se demander ce que nos outils ne voient pas
- compléter les chiffres par du terrain, du qualitatif, du bon sens et du recul
- accepter que quand la réalité déborde du cadre, il faut se poser la question, est-ce le terrain à corriger ou les mesures ?
Un bon KPI n’est pas une vérité absolue. C’est une approximation utile… tant qu’on se souvient de ses limites et de son usage.
Posez vous une question cette semaine :
Mes indicateurs mesures t’ils un fait, ou des interprétations ? Sont’ils capables de me fournir des données que je peux traduire en actions ?

